mardi 21 octobre 2025

Sarregamer

 

Assis à mon bureau, j’entends tomber l’ondée

Qui coule goutte à goutte au secret de la nuit

En cherchant vainement un remède à l’ennui ;

C’est ainsi que débute une longue journée.

Ça me rappelle toi,

Sans trop savoir pourquoi.


Je bois quelques gorgées de mon café tiédi

En cherchant dans la nuit la forme du feuillage

Qui un jour de soleil m’offrirait son ombrage ;

Maintenant le café s’est vraiment refroidi.

Ça me rappelle toi,

Sans trop savoir pourquoi.


Je cherche un but en moi, un besoin de bouger

Mais mon esprit s’enfuit bien loin de toute tâche ;

Je crois que ça va être un moment de relâche.

Puisque l’abîme est là, autant m’y replonger.

Ça me rappelle toi,

Sans trop savoir pourquoi.


Une petite douche, un petit déjeuner,

Et me voilà rassis à regarder la flaque

Où se mire la nue ténébreuse et opaque

Qui commence à ronger le tertre désolé.

Ça me rappelle toi,

Sans trop savoir pourquoi.


Je cherche vainement quelque chose à écrire

Et j’aligne des mots qui ne me parlent pas

Tremblant dès que j’entends le moindre bruit de pas,

Attendant le silence auquel mon âme aspire.

Ça me rappelle toi,

Sans trop savoir pourquoi.


Je pose mon stylo. La journée s’est enfuie.

Je regarde au dehors comme s’en va le jour,

Parcourant du regard les arbres dans la cour ;

La flaque s’est noyée dans un étang de pluie.

Ça me rappelle toi,

Sans trop savoir pourquoi.


Poésies diverses (table des matières)

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