62, Avenue du Ciel
Tu t’en vas dans la nuit, et ton chemin s’éclaire…
Voilà qui est étrange ! On dirait qu’une étoile
Posée sur ta poitrine enlève un peu du voile
Qui te cache la vie dans laquelle tu erres ;
Ou bien sont-ce tes yeux, ces deux lampes du corps ?
Tout décontenancé, tu ralentis ton pas
Et tu fais demi-tour pour rechercher l’éclat
Du grand soleil absent de ce monde qui dort.
Ah ! Sans doute ce rayon qui disparaît au loin
A-t-il illuminé un instant ton chemin ?
Et tout rasséréné, tu refais demi-tour
Pour voir la nuit s’ouvrir à la levée du jour…
Un tendre crépuscule ou une aube naissante
Baigne de sa clarté la nature alentour
Jaillissant comme un flot du cœur de ton amour
Pour venir caresser la nuit resplendissante.
À nouveau ta raison essaie de protester
Mais tu te réfugies dans les bras de ton Dieu
Et rends grâce en riant comme un enfant joyeux :
Demain il sera temps de rationaliser.
L'Avenue du Ciel (table des matières)
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