Cette parution est destinée à réparer un oubli. Lorsque j’ai publié « L’avènement du satan », j’ai parlé de deux airs et indiqué leur mode d’emploi, omettant toutefois de les proposer au lecteur. C’est ce que je vais faire ici.
Ce ne sont pas des musiques, même à mes propres yeux, mais une façon de déclamer des vers. Il me suffit d’écouter la version de « L’invitation au voyage » de Duparc pour mesurer la distance qui me sépare d’un compositeur. Toutefois, il reste que, selon moi, la poésie régulière est souvent plus proche de la musique, et surtout du chant, que des lettres. Ceux qui essaient d’en composer savent combien de temps ils passent à chercher le bon tempo, le bon rythme et une mélodie des mots convenant à illustrer leur pensée, à suggérer les émotions qu’ils veulent mettre en valeur. J’espère que les musiciens ne m’en voudront pas trop de comparer l’art que j’essaie de pratiquer au leur, mais tel est le fond de ma pensée.
Que l’on ne s’y trompe pas : les airs et le rythme, aussi mauvais soient-ils, sont la clef de voûte du poème, qui existe par eux, et non l’inverse. Le résultat est-il bon ou mauvais ? Cela, ce n’est pas à moi d’en juger. Mon rôle se limite à les faire apparaître de la façon qui me semble la plus adéquate.
Je publie la partition, sans doute bourrée d’erreurs qui ne doivent rien au logiciel « MuseScore », l’adresse du texte situé sur ce blog ainsi qu’une vidéo (à la façon de celle que j’ai faite pour « Berceuse mortelle ») qui permettra à ceux qui, comme moi, ont du mal à lire une partition, de se faire une idée des deux airs.
Texte du poème :
« Le serpent nous l'a dit quand nous étions heureux... »
Lien vers la vidéo :
https://youtu.be/TLNqooARDlA
Airs :
Poésies diverses (table des matières)

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