lundi 29 juin 2026

Mélopée : En lisant Saint Jean

Présentation :

Comme je l’ai noté par ailleurs, certains des textes que j’écris sont ce que je nomme des « mélopées » : ils sont conçus pour être chantés, comme le fut toute poésie jusqu’à une époque relativement récente (aux alentours du 15ème siècle, il me semble). Ils peuvent bien sûr être lus même s’ils n’ont pas été conçus pour cela ; ce ne sont toutefois pas des chansons mais, à mon sens, bel et bien des poèmes. Sans m’étendre sur le sujet, le seul fait de respecter quelques règles de métrique suffit à donner un rythme régulier à un poème, lui donnant ainsi un aspect musical qui peut être plus ou moins accentué. Faire du monologue de Don Diègue dans Le Cid un rap est une tâche aisée ne nécessitant aucune adaptation des vers de Corneille.

Ainsi, parmi mes tentatives récentes, « Le chant d’une femme » ou « Si j’étais, moi » sont des mélopées : la raison pour laquelle je n’ai pas proposé de partition est mon incompétence en musique mais aussi la complexité de la tâche. J’ai bien eu des airs en tête, mais si variés et si changeants que je peux les dire en improvisant plus qu’à moitié mais pas leur donner une forme fixe. Pas encore, tout du moins.

Par contre, j’ai chanté de nombreuse fois « En lisant Jean 15 » lors de mes promenades en forêt, même si mes talents en cette matière m’ont donné les pires appréhensions pour la santé des animaux qui m’entendaient. À force, l’air s’est plus ou moins fixé, même si j’utilise parfois des variantes. Ainsi, je répète souvent plusieurs fois les deux derniers vers en jouant avec les sons.

C’est ce que vous allez voir ici. L’incompétence dont je parlais fait que le rythme que je suis n’est pas tout à fait celui donné dans la partition et que certaines notes sont plus ou moins douteuses car ma voix n’est pas assez entraînée pour rester vraiment juste. Si vous joignez à cela le fait que je ne sais pas vraiment noter la musique, vous comprenez que la valeur de la chose est limitée.Vous trouverez ci-après l’adresse du texte original :

https://alliswritten.blogspot.com/2026/01/en-lisant-saint-jean-chapitre-15.html

Précisons que le premier air (avant le long silence) sert pour toute les strophes SAUF la dernière, pour laquelle on utilise le second air (après le long silence).

La première image donne l’air pour une voix de mezzo-soprano ou de soprano.

La seconde image donne l’air pour une voix de basse.

Peut-être est-il possible pour un bon chanteur d’utiliser les deux : je l’ignore.

Si l’air est mauvais ou dénué d’intérêt, veuillez, je vous prie, accepter mes excuses : je n’ai aucun moyen de juger mon propre travail et très peu de gens (à vrai dire une seule personne) donnent leur avis, encore moins en me l’expliquant.



 

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dimanche 21 juin 2026

Maxime zénithale

 

Le ciel est déchiré tel le voile du temple

Et la nue est montée vers la voûte céleste ;

Nous écrivons nos vies sur ce grand palimpseste

Mais du fond de ce trou le vide nous contemple.

 

Maximes et autres moralités

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vendredi 12 juin 2026

Mystère

 

Dans le jardin, il y a une souche ;

assis sur cette souche, on voit un homme ;

là, plus loin, d’autres hommes font un somme,

sourds à tous les mots qui quittent sa bouche.


Plus loin, devant un feu, on voit une femme ;

ses mains tremblent sous les coups des alarmes

serrant fort un flacon couvert de larmes ;

ses yeux brillent du reflet de la flamme.


Bien plus loin, là-bas, se trouve une ville

où l’on décide de la mort d’un être

qui a toujours refusé de paraître,

rompant la paix d’un endroit si tranquille.


À un tout autre endroit, dans un froissement d’ailes,

les anges enlacent chaque mot prononcé

par le Fils adoré venu nous annoncer

le pardon des auteurs de ses peines cruelles.


Maintenant, l’homme est à genoux,

l’assemblée tout ensommeillée ;

la femme, elle, gît prosternée,

la ville est tout emplie de nous.


À présent, l’homme est prosterné,

l’assemblée ronfle bruyamment,

la femme pleure doucement

et le jardin est bien cerné.


Derrière Judas, notre père,

nous avançons jusqu’à un arbre

mais sous nos visages de marbre

se cache un enfant qui espère.


L’homme à l’innocence coupable

nous regarde d’un air affable ;

d’un baiser sur sa lèvre aimable,

Judas vient clore notre fable.


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