mercredi 16 septembre 2026

Tube 39 (38)

 

(38 bis, Avenue du Ciel)


J’ai dit :  « Je me tairai,

Jamais ne parlerai

Tant que le mal sera devant moi,

Ma voix, nul ne l’entendra. »


En moi, le feu flambait,

Mon cœur se consumait

Et ma bouche s’ouvrit pour prier :

« Je T’en supplie, Majesté !


Bien courts Tu fis mes jours,

Bien brèves mes amours,

Nous vivons tous le temps d’un soupir :

Juste né, il faut mourir.


Que reste-t-il, Seigneur,

Au serviteur qui meurt ?

Toute mon espérance est en Toi,

Mon Dieu, sauve-moi de moi !


Sous tes coups, j’agonise

Et chacun me méprise ;

Tu m’as montré mon néant, Seigneur,

Et je survis dans la peur.


Entends ma voix qui crie

Et mon cœur qui supplie !

Laisse-moi arriver à bon port

Avant l’heure de ma mort. »



Note : Ce poème s’est principalement abreuvé à deux sources : le psaume 39 (Bible de Jérusalem, CERF, 2011) et la chanson « Aux marches du palais ».

 

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