(Chant du Shéol)
J’ai dit : « Je me tairai,
Point ne protesterai
Tant que le mal régnera, Seigneur
Ma voix, nul ne l’entendra. »
En moi, le feu flambait,
Mon cœur se consumait ;
La rage me dévora, Seigneur
Et me détourna de Toi.
« Bien courts Tu fis mes jours,
Bien brèves mes amours :
Juste le temps d’un combat, Seigneur,
Et puis la vie me tuera.
Que reste-t-il, Seigneur,
Au serviteur qui meurt ?
Mon espoir était en Toi, Seigneur,
Il ne me reste que moi.
Sous tes coups, j’agonise
Et chacun me méprise ;
Anéanti par ta loi, Seigneur,
Il ne reste rien de moi.
Entends ma voix qui crie
Et mon cœur qui supplie !
Pitié, abandonne-moi, Seigneur,
Tourne ces yeux qui me broient. »
Note : Dans la première version, j’avais édulcoré la sombre dépression qui caractérise le texte du psalmiste ; d’autre part, je n’avais pas compris le rôle du « Lonla » dans la chanson « Aux marches du palais ». J’ai essayé de corriger ces défauts ici. Comme la précédente version, celle-ci peut être chantée sur l’air de la dite chanson ; toutefois, elle nécessiterait sans doute un air plus âpre que je ne pense pas être capable de composer.
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